Réponse ministérielle publiée au JO le 04/01/2011, page 27.
M. le secrétaire d'État chargé des affaires européennes a été interpellé concernant « l'idée lancée par le Commissaire européen Janusz Lewandowski d'instituer un nouvel impôt européen ».
En effet, selon ce parlementaire, « cette annonce était auparavant une suggestion maintes fois avancée, défendue puis retirée par la Commission européenne. Pendant plusieurs années ce nouvel impôt a été relancé à plusieurs occasions, notamment par ces nouveaux membres et les petits pays de l'Union qui souhaitent l'augmentation des politiques et des crédits européens distribués par les grands pays contributeurs de ce budget commun ».
La réponse ministérielle éclairant cette perspective fait valoir que « la Commission a présenté le 19 octobre dernier sa communication sur le réexamen du budget de l'UE.
Deux axes majeurs marquent ce document : le souci d'orienter systématiquement les dépenses vers les priorités de la stratégie Europe 2020 pour une croissance plus intelligente, plus durable et plus inclusive ; l'ouverture du débat sur une nouvelle ressource au profit de l'UE, et, partant, sur le système actuel des ressources propres, ses corrections et ses rabais.
Cette communication constitue une première étape dans la négociation du prochain cadre financier pluriannuel post-2013, avant la présentation des propositions législatives que la commission annonce pour juin 2011.
Il importe toutefois d'écarter clairement la perspective d'un impôt européen, dont la fixation du taux et de l'assiette échapperait aux États membres et de rester dans le cadre de l'article 311 TFUE (le système des ressources propres restant sur décision du Conseil à l'unanimité, le Parlement n'étant que consulté).
En revanche, les autorités françaises sont favorables à un financement du budget européen plus lisible et plus juste.
Aujourd'hui, en effet, le système des ressources propres se caractérise par sa complexité et son caractère inéquitable, du fait notamment des corrections et des rabais dont bénéficient certains partenaires, en particulier le « chèque britannique » dont la France assure près de 25 % du financement. »

